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    LE VOILIER BLEU - Marie-Agnès Courouble

Le VOILIER BLEU
et autres voyages

de Marie-Agnès COUROUBLE

Marie-Agnès Courouble ne se contente pas de s’élancer du Voilier Bleu. Elle voyage. Du Mexique à Phnom Penh elle rêve, peut-être est-ce la forme d’écriture qui l’inspire le plus ? Ces courts récits aventureux ( ses romans ne sont-ils pas de longues nouvelles ? ) , une marche brève vers l’essentiel, la crainte d’en dire trop, de se complaire dans un genre ou une situation. Dans la nouvelle, comme pour le trait d’un peintre, son but reste d’illustrer une histoire dans un parcours rapide et net.

Elle a besoin des mots mais pas trop, des images qui frappent sans exagérer, sans contourner, mais qui peuvent inventer et la mènent comme par le bout du nez avec l’impétuosité du geste qui veut tout dire en peu de temps.

Elle raconte ses moments choisis comme elle regarde derrière sa fenêtre les nuages qui bougent, l’étonnement des arbres et les oiseaux au vol imprévu.

ELG


Marie-Agnès Courouble
Textes inscrits dans la texture du Port.
Ce livre de Marie-Agnès Courouble est un livre en partance, un livre de départs.

On pourrait le placer dans le sillage de ces mots de Baudelaire :
Un port est un séjour charmant pour une âme fatiguée des luttes de la vie. L'ampleur du ciel, l'architecture mobile des nuages, les colorations changeantes de la mer, le scintillement des phares, sont un prisme merveilleusement propre à amuser les yeux sans jamais les lasser.

On pourrait le situer ainsi, mais il faudrait alors oublier l’expression “une âme fatiguée des luttes de la vie” car les personnages sont ici tout… sauf fatigués. Ces êtres-là se placent dans le mouvement, l’allant, ils vont vers…même sans trop savoir vers quoi…vers qui…mais ils vont et là est l’essentiel.
Ces hommes et femmes quelque peu perdus se situent dans une quête permanente. Ils ne vivent que traversés par des émotions et l’on perçoit bien la charge de mouvement de ce mot. L’émotion est ce qui meut, ici la mise en marche est constante, vers un ailleurs qui tire hors du port, vers une destination inconnue. Comme si l’inconnu était la meilleure route pour se trouver soi-même, pour entrer en relation avec son être profond, par cette pulsion instinctive autant qu’essentielle, viscérale et impérieuse.

Y.U.